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Sherlock Nicodème rentra chez lui après une journée épouvantable, son journal sous le bras. D'abord, il enleva sa veste puis ses mocassins et mit ses mules. Il se versa un bon whisky avec quelques glaçons...

Il s'installa dans son fauteuil en cuir au milieu de ses meubles du XVIII ème siècle.

Il prit son journal qu'il avait posé sur le guéridon. Fatigué, il s'assoupit laissant tombé le Times.

"Il plongea dans un drôle de rêve. Il entendait des bruits bizarres, les meubles bougeaient, des zombies apparurent. Il prit peur. Ils avaient des yeux rouges et de longs ongles noirs. Une douzaine de zombies entouraient un homme avec une cape rouge qui leur donnait des ordres. Cet homme cassa la fenêtre du salon...". Sherlock Nicodème sursauta et se réveilla.

Il reprit son journal tombé sur ses genoux. Il parcourut la Une et lut rapidement quelques articles.

 

"L'inventeur de la machine
à remonter le temps.

En Russie, un homme, un grand savant, un peu fou, affirme avoir fabriqué une machine à remonter le temps. Il a travaillé pendant plusieurs mois jour et nuit. Pour que ça marche, il a créé une télécommande. On ne sait pas si la machine fonctionne vraiment bien."

"Tremblement de terre.

Il y a eu un séisme en Italie. Plusieurs morts car les maisons se sont écroulées sur les gens. Les personnes se sont sauvées vite. Des sauveteurs cherchent les gens qui sont restés sous les maisons détruites. Il faut enlever les pierres. On soigne les blessés. On les emmène à l'hôpital dans les ambulances..."

"Un gorille dans les rues de Rennes.

Hier après midi, au zoo de Rennes, à 16 H 30, un gorille s'est échappé de sa cage, il est allé en ville et a semé la panique. Une vieille dame a appelé la police. Pour l'instant, aucune nouvelle de lui mais il y a beaucoup de blessés et de morts. Il continue sa route et il tue de plus en plus de gens. Il vole des bananes ; un homme habillé en jaune a été pris pour une banane."

 

"L'ogre a un œil.

Hier, sur le marché, un homme a volé le sac d'une vieille dame très riche. Mais cet homme a réussi à s'échapper. Beaucoup de gens ont vu un homme très fort qui ressemble à un ogre. Il était petit avec un petit œil. Il pouvait avoir 80 ans. Il avait mal à un pied et marchait pieds nus."

"Une curieuse caravane découverte par cinq enfants.

C'était hier, dans la région Rhône Alpes, près de Saint-Etienne, cinq enfants ont découvert une caravane de trafiquants de drogue. C'est en envoyant leur ballon de foot dans la petite forêt qu'ils ont découvert cette caravane qui apparemment avait été volée à un vendeur de tapis. Une heure plus tard, les enfants étaient allés chercher leurs parents pour leur montrer la caravane. Ceux-ci y ont trouvé de la drogue et ont tout suite appelé la police. Les trafiquants revenaient d'un bar quand les agents les surprirent et les arrêtèrent. Après enquête, les gendarmes rendirent la caravane à son propriétaire... "

Après avoir lu ces ennuyeux articles, Nicodème tourna la page et lut en lettres volumineuses :

"UNE EXPEDITION DE CHERCHEURS PART DEMAIN
POUR LA MYSTERIEUSE PYRAMIDE
AUX CENT SECRETS RENFERMANT UN RUBIS."

Il dut lire cet article deux fois pour bondir de son fauteuil. Aussitôt, il se rua sur son téléphone et composa le numéro d'Eric, son ami de toujours. "Allô, Eric, tu es bien à la recherche d'une femme ?

- Bien, oui, Pourquoi ?

- Je pars aujourd'hui en Egypte, pour la pyramide aux cent secrets. Ca te dirait de m'accompagner ?

- Evidemment ! Je trouverais peut-être une jolie fille ! Comme ces anciennes princesses de Francorussie, bonnes, belles, pieuses, vertueuses, douces, gentilles, aimables, bref, parfaites... De plus je suis passionné par l'Egypte.

Deux minutes plus tard, Eric fonçait vers ses valises.

Ils filèrent vers l'aéroport avec leurs bagages. Sherlock et Eric prirent leurs billets et partirent à travers les couloirs menant à l'avion où nos compères s'installèrent à leur aise, avant qu'il ne décolle. Quelques minutes plus tard, Sherlock fut pris d'angoisse quand l'airbus commença son décollage. Eric lisait son journal. Puis deux ou trois minutes plus tard, nos deux compères tombèrent dans un profond sommeil.

En sortant de l'avion, Sherlock et Eric virent le désert, grande étendue de sable. La chaleur était étouffante. Ils s'aidèrent des panneaux pour se diriger vers la réception des bagages. Ensuite tous les deux présentèrent leur passeport aux douaniers.

En quittant le hall, ils prirent un taxi pour se rendre à l'hôtel. En descendant de la voiture, Sherlock vit un objet en métal par terre qu'il l'intrigua. Il le ramassa et essaya de l'ouvrir en le tapant contre un mur.

Une clé de couleur sang en sortit.Sherlock la mit dans sa poche.

 Ils réussirent à se faire embaucher pour l'expédition. Le départ était prévu le lendemain à 10h00. Les deux amis profitèrent de leur temps libre pour visiter la ville. Ils la trouvèrent magnifique. Ils se rendirent au musée national très réputé : de nombreux tableaux, des bijoux, des armes, et des sarcophages. Sur la fiche de l'un d'eux était écrit  

"Celui qui a la clé de couleur sang

pourra ouvrir le sarcophage" 

Etonné, Sherlock approcha la clé rouge, l’enfonça dans la serrure, la tourna doucement et le sarcophage s'ouvrit. Des chauves-souris vampires s'en échappèrent. Les deux amis restèrent muets. Sherlock réussit à crier " baisse-toi ! " Mais les vampires leur donnaient des coups de griffes, et une douleur ardente parcourut leur bras. Les éraflures saignaient abondamment. Un nuage de poussière s’élevait, provoqué par les ailes des volatiles. Ils s’approchaient d’eux si rapidement que Sherlock et Eric se retrouvèrent enveloppés. Les vampires disparurent aussi rapidement, apeurés par les rayons du soleil. Leurs blessures étaient étonnamment guéries.

Ils restèrent bouche bée pendant quelques instants.

 Ils quittèrent le musée et flânèrent dans les rues pendant près d’une heure à la recherche d’un café.

  Sur un petit lac bordé de bambous, des cygnes pataugeaient. Ils s’assirent sur un banc quelques minutes pour se reposer à l’ombre des bambous d’où coulaient des gouttes d’eau comme des larmes. Puis ils reprirent leur balade toujours à la recherche d’un bar pour étancher leur soif. Partout des panneaux indiquaient :

 LE CIRQUE

DE MOSCOU VOUS INVITE

Ils achetèrent des billets pour se trouver de nouveau à l’ombre.Ce qu’ils virent fut inoubliable. Des tigres sautaient à travers des anneaux, des singes, des clowns, des acrobates. Pendant le spectacle , l’un des singes sauta sur les genoux de Sherlock. D’abord, il fut surpris, puis commença à rire avec les voisins.

Eric le photographia et lui demanda : " C’est un parent ?". Sherlock s’offensa.

En sortant du chapiteau, ils aperçurent enfin un petit bar au coin de la rue. Ils commandèrent deux grands verres de soda. Ils discutèrent à nouveau de leur troublante aventure au musée, les vampires, les éraflures, ... A la table voisine, une jeune femme blonde écoutait leur conversation

- Mille pardons, je m’appelle Lucie, je suis correspondante de la revue russe " Ogoniok ". J’écris des articles sur les phénomènes extraordinaires et mystérieux et votre conversation m’a intéressée. Que vous est-il arrivé ?

 Les deux compères racontèrent à nouveau et montrèrent la clé couleur sang trouvée près de l’aéroport.

 - Je crois que c’est un pressentiment et que d’autres choses nous arriveront ! s’exclama Sherlock.

- Demain nous partons pour les pyramides.

- A quelle heure ? demanda Lucie

- A 10 heures, répondit Eric. Notre bus part de la gare centrale. Peut-être voyagerons-nous ensemble ? Voulez-vous ?

- D’accord, dit Lucie. A demain.

 La jolie femme blonde s’éloigna.

 - Comment la trouves-tu ? demanda Sherlock en souriant. Ton rêve se réalise, elle est russe, cette princesse.

- Restons sérieux ! Mais qui sait, tu as peut-être raison.

 Tous les trois se retrouvèrent le lendemain à la gare centrale. Le bus arriva. Quelques minutes plus tard, il pénétra dans le désert. Les cactus, les caravanes de bédouins défilaient derrière la vitre.

 Enfin le bus s’arrêta.

- Ca y est, nous sommes arrivés, affirma Lucie.

- Je crois que oui, on descend !

  Le guide s’approcha et invita tout le monde à se rendre vers cette immense pyramide qui se dressait devant eux.

- Mesdames et Messieurs, commença-t-il, soyez attentifs s’il vous plaît. Ne traînez pas, regardez bien les panneaux indicateurs et ne restez pas en arrière. On commence l’excursion.

 Le guide récitait l’histoire de cette pyramide. Ils y entrèrent. Un véritable labyrinthe.Vainement Sherlock cherchait quelque chose de lié au rubis aux cent secrets et à la clé rouge. Tous écoutaient attentivement ce jeune égyptien.

Tout à coup, Sherlock aperçut une cavité dans le mur. Une faible lumière rouge en sortait. Il appela ses deux compagnons et tous les trois entrèrent quittant le groupe. Ils comprirent très vite que ce n’était pas une cavité mais un tunnel.

 Brusquement les murs se refermèrent, des flambeaux s’allumèrent. Plus d’issue. Ils furent pris d’une angoisse terrible. Au plafond, Eric aperçut une grosse pierre rouge, le rubis. Ils essayèrent de l’attraper mais sans succès. Puis elle disparut. A ce moment-là, les flambeaux s’éteignirent, les murs s’ouvrirent. Ils se dépêchèrent de sortir afin de retrouver très vite leur groupe. Mais leur joie était prématurée.

 Ils avaient quitté le XX ème siècle pour l’Egypte, il y a 3356 ans. Partout des esclaves travaillaient.

  De longues dunes de sable s'étendaient à l'horizon. Il faisait une chaleur étouffante. Ils n'en revenaient pas : l'Egypte de 1358 avant notre ère ! Des milliers d'esclaves habillés en culotte blanche travaillaient, et de plusieurs manières : certains portaient des pierres, d'autres en taillaient. C'était un travail épuisant.

 Eric avait beaucoup étudié l'Egypte ancienne et leur expliqua qu'il avait déjà déduit qu'ils étaient en Basse Egypte car ils pouvaient distinguer le delta du Nil et le limon, qui est une sorte de boue que laisse le fleuve après sa crue vers le mois de juin.

 Il leur dit aussi qu'il avait vu la Grande Pyramide qui fait 137 mètres de hauteur, construite sous le règne du pharaon Khéops. A côté d'elle, le fils de Khéops fit construire une pyramide de 136 mètres portant son nom, Képhrène. Et à côté d'elle, le fils de Képhrène fit construire lui aussi une pyramide portant son nom, Mykérinos qui fait plus modestement 66 mètres. Ces trois pyramides forment une des 7 merveilles du monde.

Plus loin, il leur montra un monument de 57 mètres de longueur et de 20 mètres de hauteur, le Sphinx, gigantesque lion à tête de pharaon. Il y avait aussi, moins impressionnants bien sûr, des mastabas. Ce sont des tombeaux en forme de maison d'un étage. Le roi Djezer souhaitait un tombeau magnifique. Il fit superposer six mastabas de taille décroissante. Le gigantesque escalier qui en résulta devait permettre au pharaon de monter au ciel.

 Quelle impression de puissance et de fierté ! Et dire qu'au premier siècle avant notre ère, la terre des pharaons deviendra une province romaine.

 Un homme avec une cape rouge s’approcha d’eux. Il avait de tous petits yeux très clairs, un gros nez pointu avec des verrues, une bouche déformée et les dents toutes noires. Il était grand, gros et poilu avec de toutes petites oreilles. L’homme était chargé de la capture des enfants et des adultes pour le pharaon. Celui-ci les faisait travailler nuit et jour. Sherlock, Eric et Lucie aperçurent l’homme fouetter les travailleurs. Celui-ci les vit aussitôt. Ils essayèrent de s’échapper mais l’homme et les deux gardes arrivèrent à les rattraper.

 Lucie se débattit contre l’homme à la cape rouge mais en vain. Ils les emmenèrent auprès du pharaon qui les regarda de travers. Il se demandait d’où venaient ces trois êtres bizarres qui portaient des vêtements étranges, des colliers et des bracelets insolites. Ils bredouillèrent des phrases que le pharaon ne comprenait guère.

 Eric le reconnut car il était spécialiste de l’Egypte ancienne et il connaissait cette langue. Cet homme devant lui, c’était Toutankamon Il les obligea à se changer. Simultanément, Eric traduisait les paroles du pharaon.

 Toutankamon ordonna à l’homme à la cape rouge de les emmener comme esclaves pour nettoyer la pyramide de Kéops. Nos trois esclaves étaient maintenant habillés en blanc. Cette pyramide était immense.

 La nuit, ils furent liés solidement et ne réussissaient pas à enlever leur liens . Un matin des gardes vinrent apporter le déjeuner, ils enlevèrent leurs cordages pour qu’ils puissent manger.

 Au lieu de manger, ils défoncèrent la porte et assommèrent les gardes. Ils prirent leurs habits mais il n’y avait que deux costumes. Lucie dut se cacher. Les deux faux gardes rencontrèrent un soldat et racontèrent que Lucie était une prisonnière. Le garde distrait ne se rendit compte de rien.

 Par surprise, ils l’attaquèrent et prirent son uniforme. Enfin habillés, ils purent se montrer et sortirent en toute tranquilité. Ils marchèrent longtemps et derrière une dune, ils virent le désert vaste et sec. Il faisait une chaleur suffocante.

 Au loin, ils aperçurent un oasis, ils plongèrent dedans mais c’était un mirage. Nos héros furent obligés de revenir au palais. Ils demandèrent à boire mais les gardes les reconnurent. Ils les traînèrent jusqu’à la salle du sacrifice. Ils les attachèrent aux bras et aux pieds. Le pharaon ordonna de leur donner 6 coups de fouet sur tous les membres.Ils s’évanouirent.On les enferma dans une cellule fraîche et humide recouverte de moisissures. Eric se réveilla la bouche sèche, ruisselant de sueur. Tout à coup, il eut une idée : l’appareil photo et son flash. Il appela Sherlock et Lucie pour leur faire part de son idée géniale.

- L’appareil photo, il pourrait nous servir d’un instrument de magie.

 Ils aperçurent l’homme à la cape rouge, ils le hélèrent. "Nous voulons montrer au pharaon un fabuleux tour de magie. Voulez-vous nous détacher ?

- A une condition de ne pas vous échapper.

- Bon, c’est d’accord. 

L’homme les détacha et les emmena, entourés de gardes chez le pharaon.

 Quand ils entrèrent dans le palais, ils admirèrent les plafonds et les murs recouverts de peintures et de hiéroglyphes. Les personnages étaient peints de profil. Le pharaon, assis sur son trône, bien droit avec son bâton en bois peint et verni, portait un masque en forme d’aigle.

Des gardes entouraient la salle, une lance dans la main droite. Il se demandaient ce que le pharaon allait dire. Eric prit l’appareil photo, cadra correctement le pharaon et appuya sur le bouton rouge. Ebloui par le flash, le souverain se mit en colère.

- Gardes, arrêtez-les !

-Ne vous inquiétez pas, répliqua Eric.

 Et la photo sortit de l’appareil. Il la tendit au pharaon, interloqué. Quelques jours plus tard, il les nomma savants.

  Une nuit, quand la lune se leva, Sherlock, Eric et Lucie se levèrent. Tout le monde dormait. Ils avançèrent sur le sable chaud qui recouvrait les rues du village. Sherlock fit croire aux gardes qu’il était malade. Alors ils le conduisirent dans la plus grande pyramide qui était la demeure du chef. C’était beau et immense.

 Des tapis jonchaient le sol sableux et au fond, dans un coin, plein de petits coussins roses avec des corbeilles de fruits à côté.

Il s’allongea sur les coussins. Eric et Lucie en profitèrent pour sortir et chercher la " salle du temps ".

 Le sol était brûlant, ils transpiraient à grosses gouttes.)ls trouvèrent le tunnel. Au fond de cette longue galerie, Lucie vit apparaître la fameuse salle qui leur avait joué un mauvais tour. Ils pénétrèrent dans cette étrange pièce souterraine, obscure.- Allume ton briquet et regardons autour de nous, proposa Lucie.

Tout à coup, Un sarcophage recouvert de poussière apparut. Eric passa la flamme du briquet devant le tombeau. - C’est exactement le même que celui du musée, s’exclama Lucie.

Ils le surnommèrent le sarcophage du temps.- Oh ! Mince alors, soupira Sherlock, nous voilà bien avancés avec ce sarcophage du temps qui n’a fait , pour l’instant, que de nous porter malheur.- Du calme, du calme, expliqua Lucie, d’ailleurs je viens d’avoir une idée. Eric, lis donc ce qu’il y a d’écrit sur le sarcophage.- Pourquoi pas, si tu penses que ça va nous aider. "Celui qui dérobera à Toutankamon son sceptre devra le briser….. " Désolé Lucie, il y a un petit passage effacé, bref, je continue " et à ce moment là le rubis apparaîtra " Voilà, c’est tout. Finalement, ça valait le coup, on pourrait essayer de le lui dérober.- Oui, bonne idée, mais c’est que Toutankamon, il ne va pas nous le donner son sceptre, il faudrait une tactique, un plan.- Je sais comment faire, s’exclama Eric, il faudrait, comme nous sommes les savants et les découvreurs de Toutankamon que nous …….

Et Eric se lança dans un discours pas possible, puis finalement, avec quelques arrangements, ils se mirent d’accord pour savoir comment ils allaient procéder. Comme il faisait bientôt jour, ils durent retourner auprès des coussins où ils étaient censés dormir. Une demi heure plus tard , un garde arriva pour les amener près du pharaon. Il leur demanda s’ils allaient mieux que la veille. Ils lui répondirent que oui et le remercièrent pour s’être bien occupé d’eux. Une heure après, ils se mirent à l’œuvre pour ajuster les petits problèmes du plan " sceptre " comme ils l’avaient baptisé.Le plan consistait en : Premièrement, Lucie distrait les gardes égyptiens en positionnant un objet sur l’appareil photo pour que le flash se déclenche sans arrêt. Deuxièmement, Sherlock amuse le pharaon avec sa petite lampe de poche. Troisièmement, Eric dérobe le sceptre.Le jour du plan du sceptre était arrivé et il marcha à merveille. Eric et Sherlock se dépêchaient tandis que Lucie prenait tout son temps devant les gardes éblouis.

Ils coururent dans la salle où se tenait le sarcophage du temps. Ils brisèrent le sceptre royal, deux clés en sortirent, une clé coulneur sang et une clé couleur ciel, mais aussi un rouleau en papyrus. Ils furent surpris. Lucie s’en empara et l’examina. Dessus étaient dessinées deux clés, une rouge et une bleue ainsi que deux flèches.

 - Regardez, un casse-tête égyptien ! s’exclama la journaliste.

- Si vous observez bien, dit Sherlock, les deux clés sur le papyrus sont identiques à celles du sceptre.

- Que veulent donc dire ces flèches ? questionna Eric.

 - Euréka, j’ai trouvé, cria Lucie. La clé rouge nous a emportés dans le passé et la bleue nous ramènera à notre époque.

- Essayons tout de suite, dit Eric.

 Ils cherchèrent la serrure. Elle se situait au dos du sarcophage. Lucie enfonça la clé et le cercueil s’ouvrit. A cet instant, le rubis apparut mais en même temps, la pièce se mit à rétrécir avec des grandes lames tranchantes sortant des murs.

- Vite, cria Lucie, entrons dans le sarcophage, il n’y a que cela qui nous sauvera."

 Malheureusement Eric laissa tomber le rubis. Et Vlan ! En l’espace d’une seconde, ils se retrouvèrent en dehors de la pyramide aux cent secrets en 1998. Ils étaient encore sous le choc, passer 3356 années en une seconde, ça n’arrive qu’une fois dans la vie !

Ils prirent le premier avion en direction de leur pays, tristes de ne pas rapporter la pierre précieuse mais il vaut mieux rester en vie que mourir pour un satané rubis…

 Epilogue 1

 Eric trouva sa princesse slave, douce, vertueuse, bonne, belle, pieuse, gentille, aimable, ...

C’était Lucie. Mais contrairement aux autres histoires, à votre grand étonnement, .ils n’eurent pas beaucoup d’enfants.

 Epilogue 2

Le jour du mariage d’Eric et de Lucie, les trois amis aperçurent un étrange personnage avec une cape rouge passé devant l’église. Le couple et leur ami oublièrent cette histoire et vécurent heureux.