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La pédagogie Freinet et les pédagogies actives


Les " dessins de calcul "

Compte rendu de la communication faite par Françoise Dor, institutrice en 2ème et 3ème maternelles (classe verticale) à l'Athénée de Waremme.

Les enfants de ma classe disposent chacun d'un petit cahier de dessin et écriture libres. Ils y travaillent tous les jours pendant le travail en ateliers libres. Lorsqu'un enfant a fini son dessin, je lui demande ce qu'il veut que j'écrive en regard de ce dessin. Ensuite, je l'invite, selon ses possibilités, à recopier son petit texte (c'est là une première approche de la méthode naturelle d'écriture-lecture propre à la pédagogie Freinet).
Tous les jours, au moment de la mise en commun, les enfants qui ont terminé présentent au groupe leur dessin et essais d'écriture. Lors de ces présentations, il est apparu que certains dessins étaient particuliers. Ils comptaient le même nombre de fleurs de chaque côté de la maison. On pouvait y voir une alternance : un nuage - deux soleils - un nuage - deux soleils. De chaque côté de l'arbre, il y avait une petite fleur, une fleur moyenne et une grande. D'autres dessins contenaient des symétries… J'ai attiré l'attention des enfants sur ces particularités et tout naturellement, nous avons appelé ces dessins des "dessins de calcul".
Aujourd'hui, lors de la présentation de leur dessin et lorsqu'ils disent qu'il s'agit d'un "dessin de calcul ", je leur demande toujours pourquoi et je leur demande d'expliquer ce qu'il y a de "calcul" dans le dessin. Ils reconnaissent, par exemple, tout de suite, des dessins symétriques et savent expliquer pourquoi c'est symétrique.
Nous n'avons pas de cahier de dessin de calcul. Ceux-ci continuent à se trouver dispersés dans les cahiers de dessin et d'écriture libres des enfants.
À travers les " dessins de calcul " des enfants, nous abordons tout naturellement de nombreuses notions mathématiques : la numération, les notions de quantités, d'équivalence, d'alternance, du plus grand/plus petit, des notions spatiales (au-dessus, en-dessous, à côté, de chaque côté, au milieu, devant, derrière…).
Nous trouvons également énormément de situations mathématiques à l'atelier "construction". Là, les enfants disposent de planches de différentes dimensions, de différentes formes (carrés, rectangles, triangles), des rouleaux, des réglettes (style KAPLA) et s'en servent pour construire librement. Lors des mises en commun, nous ne manquons de relever les situations mathématiques notamment dans le domaine des formes et des volumes.
Les enfants construisent donc leurs savoirs à partir des nombreuses expériences et tâtonnements qu'ils réalisent à travers leurs dessins libres, leurs constructions,…

Françoise DOR

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