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À plusieurs moments de son histoire déjà longue, le mouvement Freinet belge francophone (Éducation populaire) a eu l'occasion de côtoyer d'autres mouvements ou courants pédagogiques et a entrepris parfois avec eux des actions concertées (colloques, communiqués de presse, formations).
Ces contacts divers lui ont permis, entre autres, de s'interroger sur sa spécificité et parfois de se distancer d'options prises par ces autres courants pédagogiques. Il ne s'agissait pas d'entamer une quelconque " guéguerre " étant donné que nous avons toujours senti que globalement, ces mouvements avaient la même orientation et travaillaient sur des objectifs cousins sinon communs.
Il apparait néanmoins, actuellement, aussi bien pour le grand public (les parents et les enseignants en général) que parfois pour les enseignants eux-mêmes engagés dans des écoles " à étiquettes ", que la distinction entre ces divers courants est devenue floue.
C'est ce qui nous a donné l'idée d'organiser un colloque le samedi 20 avril 2002 à la Maison de la Francité à Bruxelles, colloque au cours duquel des praticiens ont donné leur avis et apporté des éléments originaux au débat qui était posé :
Quels sont les points communs entre les pédagogies dites " actives " ?
Y a-t-il des points de rupture ? Si oui, quels sont-ils ?
Quelle est la part de l'origine historique de ces pédagogies qui influe encore aujourd'hui sur leurs pratiques et quelle en est la perception qu'en ont les acteurs de terrain (enseignants, parents, élèves) ?
Le but de cette journée n'était pas d'opposer les participants mais de chercher ensemble à clarifier les spécificités de chaque courant pédagogique. Après nous être interrogés sur le comment (le matin), nous nous sommes penchés sur le pourquoi (l'après-midi).
La matinée fut donc consacrée à une présentation marathon de onze activités. Chacune d'entre elles était présentée par un enseignant se situant dans telle ou telle lignée pédagogique. Dix minutes étaient réservées à chacune et un court échange suivait, au cours duquel des précisions pouvaient être apportées. Il ne s'agissait, à ce stade-ci, que d'information.
La première heure de l'après-midi fut consacrée aux réactions provoquées par ces présentations.
La deuxième heure rassemblait quelques participants qui donnaient leur point de vue sur le thème du jour. Un débat clôturait cette journée.
La relation qui en est faite dans cette revue suit l'ordre chronologique :
- Les onze présentations (leurs auteurs ont soit fourni leur propre texte, soit corrigé la version établie par un dévoué secrétaire) ;
- les réactions de l'après-midi (sur la base d'un enregistrement) ;
- les communications des quelques témoins privilégiés (textes communiqués par leurs auteurs) ;
- le débat (sur la base d'un enregistrement).
Bonne lecture !
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