S'il y a bien un endroit où les conséquences complexes de la diversité linguistique sont visibles, c'est au Parlement Européen. Depuis plusieurs années, il existe un groupe de soutien de la langue auxiliaire internationale « espéranto » au parlement de Strasbourg. Bien qu'une très faible publicité soit faite à cette action, elle n'en continue pas moins de faire son chemin.
C'est ainsi qu'en mars 1997, les députés européens pensant que l'espéranto pourrait aider à la solution des problèmes linguistiques dans l'Union Européenne se répartissaient comme suit :
|
![]() |
Comme on peut le voir, les Britanniques sont, en
pourcentage, parmi les plus favorables à l'idée de l'espéranto.
Cela n'a rien de paradoxal.
En effet, ne doit-on pas voir là une
saine réaction à l'usage médiocre ou carrément
mauvais que l'on fait la plupart du temps de leur belle, mais difficile langue
?
Le Parlement Européen publie aussi le texte d'un groupe qui agit pour faire avancer cette idée: visiter la page de l'ATAC (Association Travail Amitié Culture), sur le site du Parlement
Depuis plusieurs années, ce parti appuie le projet
de développer une langue transnationale de communication en Europe.
Il
mène actuellement une campagne dont l'objectif est :
« Espéranto langue de la Fédération Européenne avant l'an 2005,
et langue auxiliaire internationale pour 2020 »
Ses efforts portent peu à peu leurs fruits. Ainsi,
durant l'année 1994, l'UNESCO a approuvé et financé un
projet d'utilisation de la langue internationale pour relier des écoles
et des enseignants de langues minoritaires (ou non) du monde entier.
C'est
ainsi que 105 écoles de 29 pays du monde ont pu, pendant une année
scolaire, communiquer avec succès, grâce aux qualités spécifiques
de la langue qu'offre la diaspora espérantiste, non seulement à
elle-même, mais à tous les peuples.
Après une circulaire de 44 pages du ministère, l'association « espERAnto », liée au Partito Radicale, s'engage également à former les enseignants, et le 21 mai 1996, E.R.A est autorisée à organiser des stages pour les enseignants des écoles. A l'heure actuelle, ce sont presque 90 personnes qui profitent de cette possibilité.
L'Union Européenne approuve le projet de l'E.R.A,
pour une somme de 170 millions de lires, sur l'édition de l'ouvrage «
Le coût de la non-communication linguistique en Europe », qui met à
profit les compétences de l'Allemand Reinard Selten, prix Nobel d'économie
en 1994.
Cet ouvrage a été publié actuellement en 3
langues : anglais, italien, et espéranto.
ICEM-esperanto, le 15 juillet 1997
| freinet.org | menu-index | FIMEM | Pédagogie: textes, documents, débats | Actualités | Les écoles (creactif) | Communication |
Page précédente: utilisez la touche "arrière" de votre navigateur... |